Une dernière ride de char
Avais-tu les mains sur le volant, juste avant de partir? Pendant que le gaz s’infiltrait en silence dans l’auto, étais-tu conscient d’où tu t’en allais?
A collection of words
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Avais-tu les mains sur le volant, juste avant de partir? Pendant que le gaz s’infiltrait en silence dans l’auto, étais-tu conscient d’où tu t’en allais?
Je veux vous noyer sous un océan de mots Et faire du langage une de vos seules vérités
Lui? C’était pas vraiment ton âme soeur, ni ton amoureux. Ni ton chum, ni ton homme. Non. C’était plus comme ton paquet de cigarettes.
Votre voiture automatique, polie chaque week-end, vos enfants, polis en public, vos parents, fiers, vos voisins, jaloux, votre job, payant, votre vie, illusoire.
Quand tu seras plus capable Quand le silence deviendra insupportable Crie Crie fort Prouve au monde que t’as encore de la voix
J’ai un démocratique désillusionné dans la tête Un anarchiste amer dans le coeur Et un fasciste fanatique dans les pantalons Comment veux-tu que je prenne des bonnes décisions?
Si vous croyez l’heure grave, détrompez-vous : le pire est à venir. Vous ne l’admettez pas encore, mais, au plus profond de vous, vous le savez.
J’y suis depuis déjà plus de quinze ans Et je pense qu’il est à peu près temps Que je parle un peu du 1200 C’est arrivé un peu plus que souvent
Les immortels sont ceux qui font l'amour. Ceux qui s'abandonnent sans retenue dans l'autre, ceux qui sacrifient leur individualité au profit d'une union immensément plus grande.
La triste injustice qu’on continue d’appeler vie.
À vivre à deux on se fond en mieux On est des bêtes cruelles Mais pas solitaires
Feu la foi traditionnelle, conventionnelle Au feu l’Idole de notre maternelle Un Dieu est mort, mais le panthéon tient toujours
On n’a jamais vraiment eu de chances, toi et moi. Nos passés nous ont hantés à tour de rôle, et on a eu de la difficulté à synchroniser nos battements de cœurs à travers toutes nos peurs.
À Mostar, en Bosnie-Herzégovine, il y a un pont célèbre pour être mort pendant la guerre et pour avoir ressuscité ensuite.
Une bonne amie à moi m’a surpris, il y a quelques jours, avec une question d’une simplicité brutale : « Es-tu heureux, Franck? »
Réveille-toi, dit l'ami qui m'a suivi de Paris. Non non non, couché sur le sofa. Réveille-toi, y'a un feu, dit l'ami qui a traversé l'océan dans les airs avec moi.
Elle avait les mêmes cheveux sombres, les mêmes yeux, le même petit nez, retroussé, la même ombre. Européenne toi
Jusqu’aux petites heures Bonheur avant les lueurs La poitrine polluée La tête embrumée
L’autobus remplie de gens à moitié heureux Assis deux par deux, timide tristesse dans les yeux Assis sur les vieux bancs bleus
Le paysage est ennuyeux ; les étendues vertes et grises autour de l’autoroute ne divertissent pas l’œil du voyageur.
Dans l'arène de la proximité, t'as toujours le dessus Dès que t'entres en scène, ton odeur me tue Lentement, sûrement, pendant que mon nez respire nos vieux sentiments
Je sais que t'es malheureux mon vieux. Je le sais parce que toi t'as toujours menti, mais pas tes yeux bleu houleux.
Assis sur un large balcon de ciment, je m'imagine déjà mieux imaginer, mieux vivre, vivre ici. Divagations d'un poète insatisfait, sans vrais hauts faits dans les vrais faits.
Laissez-moi vous parler, une fois de plus De mes aventures et de l'or que j'ai perdu Avec les années, les mensonges ou les abus
Allumez-moi un cierge Je vais marier une vierge Même si j’gagnerai jamais mon ciel Dans cette ère industrielle